samedi 9 octobre 2010

Scène de la vie quotidienne

De mon kiosque à fleurs, j'en entend des choses. Hier, c'était les cris hystériques d'un môme. En bonne concierge que je suis, je sors et je regarde.
Une femme traîne littéralement une gamine, visiblement sa fille, qui en plus d'hurler comme une possédée -sans une larme- tape furieusement des pieds. Un vrai sketch !

Une vieille femme les accompagne.

Le trio traverse le carrefour et passe devant moi.

« Mais enfin madame, vous ne pouvez pas la traiter comme ça ! » la vieille. La mère répond dos à moi. Je n'entend pas ce qu'elle dit. Puis elle tourne les talons et s'en va, sa gamine hurlant tout à coup beaucoup moins. Mais la vieille les poursuit de ses invectives. Tout y passe, le respect des enfants, le respect de leur liberté, le RESPECT quoi ! Enfin ! Quand même ! Une enfant ! Une si petite chose ! Si fragile ! Comment peut-on oser ! Vous voyez le tableau...

A ceci, deux point de vue :

1° La mère est une méchante mauvaise qui maltraite sa fille parce qu'elle lui fait une crise d'hystérie en pleine rue,

2° La vieille se mêle de ce qui ne la regarde pas.

Pour ma part, c'aurait été quelque chose du genre : « La vieille, ta gueule » J'en ai marre de ces mômes mal élevés qui font passer leur mère pour un tyran sans cœur, voire une mère maltraitante, sous prétexte qu'elle a eu l'outrecuidance de leur refuser le énième bonbon de la journée ! En même temps, si la mère avait dès le début fixé les limites, ça aurait probablement été plus facile.

Alors bien sûr, je n'ai pas d'enfant, c'est facile pour moi de dire ça ! Bien sûr, certains enfants naissent « plus difficiles » que d'autres, certains font leur nuit dès leur arrivée dans ce bas monde pendant que d'autres vous empêche de dormir pendant des mois. Est-ce une raison pour laisser faire ces petits diables en devenir ? Parce que l'air de rien, ces petits morveux qui vous pique une crise à tout bout de champ, ils se préparent une vie bien difficile. Peu de gens se plieront à leurs caprices. Ils ne comprendront plus. Pourquoi on les traite si méchamment ? Il finiront peut-être même par dire : « Moi, j'aime pas les gens ! »

Et là, par contre, je sais parfaitement de quoi je parle !

6 commentaires:

  1. Comment ça, pas d'enfant ? Et Poireau ?

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  2. Nicolas : Tu as découvert mon secret... merde !

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  3. Tiens on n'est pas loin du même sujet sans se concerter.
    Ce que j'aime chez les passants qui critiquent dans ce cas, c'est qu'ils ne savent sans doute pas mieux gérer sur le long terme un enfant difficile. Juste sur ce moment là, ils ont une solution toute faite, avec son petit paquet de jugement pré-enregistré et l'offrent à qui-n-en-veut !
    :-))

    [J'aime les gens, ce sont des personnes ! :-) ].

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  4. Marrant, j'arrive de chez Poireau avec en tête la même remarque que lui (j'ai lu le billet avec Reader): vous êtes dans la même veine… Heureuse.

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  5. Nicolas : Non c'est trop tard, t'es plus mon ami !

    Monsieur Poireau : Oui, je me suis fait la même réflexion
    [et ben moi j'aime pas les gens ! ]

    Le coucou : Effectivement, la même veine... ;-)

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